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CEREALI/ Il riso: la filiera di qualità
 
Jean Honoré Ralainandrasana (Madagastar)
Madagascar est situé au milieu de l’Océan Indien à l’est de l’Afrique, il est recouvert de forêt, nos ancêtres coupaient et brûlaient la forêt pour avoir des terres agricoles et planter du riz dessus.
Progressivement avec la démographique augmentant, nos ancêtres revenaient sur les mêmes terres pour les défricher et brûler. Les terres brûlées que nous appelons Tav en malgache ne pouvaient plus donner le même rendement qu’avant, elles donnent maintenant moins d’une tonne de riz par hectare. Les gens sont descendus évidemment dans les profonds pour faire l’agriculture irriguée et tout le monde dans toute la vallée pratique dépuis longtemps cette riziculture dite traditionnelle dans ma région. Nous avons commencé à protéger le peu de forêt qui reste, je suis moi-même Président d’une association et Président de Conseil d’Administration d’une coopérative qui protège la biodiversité de la forêt par la promotion des activités génératrices des revenues telles que l’apiculture, la pisciculture et les systèmes de rizicultures intensives. Ce système consiste à exploiter la physiologie du riz en respectant ses racines et en maîtrisant de l’eau pour que la tale puisse paraître en grand nombre et que leurs grains soient pleins et nombreux. Voici comment nous appliquons les techniques avec l’aide d’un ingénieur agronome. Les pépinières sont semées dans un terrain aquatique, on seme sur une pépinière de 1 ha, on répique les plantes de riz quant ils ont des feuilles à 8 à 15 jours au lieu de trois mois comme dans l’agriculture traditionnelle. On ne nettoie pas, et on ne secoue pas ces petits plants car on fait attention à leurs racines et aux germes. On repique en ligne et en nain et dans un espace en carré 25x25, ou 30x30, ou encore 40x40. On sarcle même s’il n’y-a pas de mauvaises herbes tous les 8 à 10 jours, de 3 à 4 fois. Il ne faut pas asphyxier les racines sur une lame d’eau pérmanente, mais humidifier des rizières ; quelque fois sécher complètement cette méthode permet d’avoir un nombre fertile de 20 à 80 tales. Les épices sont grands et indépendants des variétés locales ou hybrides. J’ai commencé à pratiquer les séries en 1974 avec 25 cas, en 1997 je les ai faits sur 3 ha, puis 6 ha et en 2003 sur 8 ha. La moyenne de rendement était de plus de 10 tonnes par ha, si je devais faire celà dans la forêt, je devais couper les hectares de foret et détruire l’environnement. Notre association a construit un grenier communautaire villageois pour stoker du riz des membres en grande quantité pour faire du bénéfice en le vendant. La population en voyant toutes nos actions nous immite pour les systèmes de riziculture intensive et le réspect de la forêt et hérite de la grande forêt malgache d’autrefois. L’Etat malgache a accepté de nous aider à protéger les diversités, les plantes endémiques, médecinales et la diversité animale. Nous avons même creé une petite bibliothèque rurale et un petit musée où sont exposées ces biodiversités. Comme le système de riziculture que nous utilisons économise les semences et les engrais avec moins d’entrants tout en faisant gagner beaucoup de riz, vous pouvez constater par là que l’association participe activement dans la lutte contre la pauvreté parce qu’elle réspecte l’environnement.

Diop Babacar (Sénégal)
Je suis producteur de riz, je suis membre d’une fédération qui est née en 1976 et qui m’ a donné l’opportunité de venir participer à cet atélier. Le Senegal est membre de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Senegal qui a une capacité de mise en valeur de 240.000 ha. Nous pouvons faire du riz parce que nous avons de la terre, de l’eau et du soleil, mais nous ne pouvons pas atteindre notre objectif parce que nous sommes concurrencés par l’importation. Le Senegal importe 700.000 tonnes de riz et au niveau de ces 700.000 tonnes, 80% de l’importation représente la consommation nationale. Donc les producteurs locaux cultivent 20% pour faire nourrir certains sénégalais, alors nous sommes dépendant de l’extérieur. Comme est-ce qu’on peut évoluer en dépendant à 80 % de l’extérieur ? Alors les producteurs se sont organisés. Notre riz effectivement est de bonne qualité, nous faisons part des 5 meilleurs Pays producteurs du riz, parce que aujourd’hui nous avons la possibilité de faire des rendements de 5 tonnes par ha irrigué. Aujourd’hui il nous est très difficile d’ atteindre notre objectif et concurrencer le riz importé parce qu’ il est surventioné mais nous ne baissons pas les bras en faisant la promotion du riz. En passant par la production de qualité il faut connaître le goût des consommateurs, avoir des variétés adaptées à ces goûts, produire, transformer, conditionner dans une manière et commercialiser. Et pour ce fait, nous avons eu à faire des exemples concrets au niveau de la Fiara, qui regroupe une part de paysans et agriculteurs de l’Afrique. Ce que nous voulons en tant que producteur c’est de fermer le triangle de la production. Effectivement il faut influencer les décisions politiques, tant soit peu de cette production locale. Nous avons eu un exemple concret de la TVA qui est harmonisé au niveau de l’U.M.O.A et effectivement nous produisons du riz locale et ce riz est de qualité. Mais le riz importé en bonne partie n’est pas de qualité, c’est du riz déprécié qui est consommé par les animaux et nous le donnent en temps que citoyens en tant que humain. Je pense que c’est déplorable et déloyale, mais effectivement il faut veiller à l’environnement de la production, gérer mieux l’utilisation des pesticides, transformer les sous-produits du riz en charbon, en aliments de bétails et en aliments de volail. Et la, si on le fait nous allons au moins promouvoir le riz locale, mais nous allons faire de sorte que l’environnement du riz soit beaucoup favorable et maintenant pour jouer sur la promotion locale il faut faire de sorte que tous les ruraux, tous les urbains consomment le riz local. Nous avons la possibilité de créer une synergie au niveau national, pour permettre aux citoyens sénégalais de consommer du riz local qui est un riz de qualité. Nous avons même essayé d’infiltrer le marcher mauritanien pour vendre notre riz de qualité, mais on évite ce marché avec beaucoup de risque parce que la Mauritanie ne fait pas partie de l’U.M.O.A.

Michele Perinotti (Italia)
Buongiorno a tutti, sono qui in veste di produttore di riso in Italia e anche come collaboratore di Slow Food in quanto, per poter far arrivare il riso che è utilizzato in questi giorni al Salone del Gusto, Slow Food si è avvalso della mia collaborazione per l’importazione e per il confezionamento di alcune partite, e anche per la trasformazione di alcune partite arrivate grezze. Questa è stata un’operazione un po’ particolare, anche perché molte di queste varietà non sono riconosciute e quindi è stato molto complesso farle arrivare in Italia. Addirittura uno dei prodotti, che è il riso bario malese non è potuto arrivare in Italia perché in dogana ci sono stati dei problemi dal punto di vista fitosanitario. Slow Food si è avvalso della mia collaborazione perché qualche mese fa, iniziando a parlare dei Presidi internazionali del riso, si era sentita la necessità di far arrivare in Italia le varietà indigene. Il problema spesso è quello di far conoscere le caratteristiche e le tipicità dei singoli prodotti. Partendo da questo discorso a livello internazionale, vi voglio parlare della realtà italiana. Spesso il mercato italiano è stato caratterizzato dalla coltivazione di varietà di cui gli agricoltori non conoscevano gli usi. Spesso è stato così, fino ad almeno una decina-quindicina di anni fa. L’industria utilizzava questi prodotti a suo piacimento, non c’era per l’agricoltore la possibilità di conoscere il destino finale del prodotto. È molto importante invece che l’agricoltore conosca qual è il destino del prodotto. Fino a qualche anno fa le varietà destinate al consumo interno si chiamavano le varietà da interno. A me piacerebbe che le varietà da interno diventassero le varietà da esterno, cioè le varietà italiane diventassero le varietà da esportazione, le vere varietà italiane, e se fate un giro al Salone del Gusto le trovate, e trovate solo quelle. Evidentemente ci sarà un motivo: è la qualità. I prodotti tipicamente italiani hanno la caratteristica di sopportare benissimo la cottura classica da risotto e quindi portano avanti la nostra tradizione e la nostra cultura. In questo modo noi riusciamo ad avere una voce importante. Se noi coltiviamo le varietà, chiamiamole internazionali, rischiamo di arrivare sul mercato con dei prezzi che non sono competitivi come le varietà internazionali perché all’estero, purtroppo o per fortuna per loro, ci sono paesi in cui queste varietà vengono coltivate a prezzi più bassi. Questo mi pare il problema simile, stranamente, per l’Italia, paese ricco, e il Senegal, più povero, che sta cercando di crescere e che si trova intasato da un riso che è internazionale. Ognuno dovrebbe riuscire a valorizzare nel modo migliore le singole tipicità, le singole caratteristiche.

Mario Valsesia (Italia)
Buonasera, vi parlo del progetto “Riso secondo natura”. È un metodo innovativo di coltivazione che utilizza antiche tecniche dettate dall’esperienza millenaria del rapporto tra uomo e terra. Per fare questo sono state ideate delle macchine per la lavorazione, macchine che sono molto semplici nel concetto, ma utilizzano soluzioni avanzate. Infatti, i tre punti del sistema sono: la raccolta del riso a strappo, il diserbo con l’acqua, e l’essicazione con il sole. Lavorare in sinergia con la natura è una condizione necessaria e sufficiente per semplificare tutti i passaggi, dalla semina alla raccolta, permettendo di utilizzare tutta la potenzialità che la natura stessa ci offre. Il sistema nasce dall’osservazione del ciclo naturale della moligna, un’erba che da sempre ha colonizzato la baraggia. Dove cresce quest’erba, non vi sono posti infestati, la pianta vive sulle spoglie di se stessa e a fine inverno si adagia al suolo creando una lettiera che trasforma i residui colturali in substrato fertile, in sostanze minerali e humus. Da questo strato, ispirandosi al ciclo della moligna, è nato Riso secondo natura. Cominciamo a parlare del sistema di raccolta. È un sistema di raccolta a strappo, un sistema inventato dai romani, ed è una tecnica che permette di raccogliere solo i granelli del riso, lasciando le paglie intere in piedi sul terreno. Questo dà origine a un effetto canneto, che rappresenta un rifugio particolare per la fauna e protegge il terreno dall’erosione. La macchina per fare questo è una macchina che io ho modificato, che ho alleggerito, che ho dotato di una testata nostra italiana. Questa macchina è in grado di raccogliere quattro volte una mietitrebbia normale, con costi molto inferiori. La mancanza di lavorazioni profonde del terreno garantisce il mantenimento dell’ecosistema anche al fondo del terreno. La fauna che c’è nel terreno attira varie specie di uccelli e di animali, tipo le rane, perché è l’habitat ideale per loro. Analizzando cosa succede durante i mesi, vediamo ad esempio che in marzo, una volta messa la paglia a terra, inizia la trasformazione, cioè i microrganismi concimano, e trasformano la paglia in humus e sostanze organiche. Per fare questo ho dovuto ideare un attrezzo che ho chiamato rotolama, che semplicemente appoggia le paglie a terra; il resto lo fa la natura, cioè da quel momento lì noi non dobbiamo più toccare il terreno, quindi non lo giriamo e non lo tocchiamo assolutamente, perché la natura, con i suoi miliardi di microrganismi trasformerà la paglia in humus e sostanze minerali. Per il diserbo usiamo il rotolama con l’acqua: verso la fine di aprile quando tutte le erbe infestanti sono emerse, è sufficiente ripassare l’attrezzo con l’acqua alta ed esse rimangono sotto per la torbidità dell’acqua che si deposita, impedendo a qualsiasi tipo di erba di riemergere. Per cui seminiamo il riso su un terreno perfettamente pulito, non utilizzando assolutamente alcun diserbo, in questa fase. Solo dopo che il riso è emerso, facciamo un piccolo diserbo, dovuto solamente a una mezza dose di propanile, perché di erbe ce ne sono pochissime, e quelle che ci sono, sono molto sensibili, perché non hanno mai avuto nessun tipo di diserbo. Chiaramente le lavorazioni continuano piuttosto tradizionalmente, nel senso che all’accestimento del riso, facciamo la concimazione, alla botticella - quando mette la spiga – se ce n’è bisogno facciamo un’altra concimazione. Infine si arriva alla raccolta e all’essicazione solare. Come mai facciamo l’essicazione solare? Il sistema ha portato all’essicazione solare, cioè avendo iniziato a raccogliere a strappo, è stato necessario trovare il modo di essiccare le grandi quantità che noi produciamo in poco tempo, e siccome il granello da solo cerca di espellere l’umidità in più che ha, è stato sufficiente utilizzare basse temperature, cioè dai 25 ai 30 gradi, ottenendo un’essicazione perfetta. Per questo motivo abbiamo iniziato a sperimentare i primi sistemi solari di essicazione alcuni anni fa e adesso abbiamo messo a punto un sistema che funziona e lo stiamo già utilizzando. Diciamo che l’impiego di questi macchinari ha portato a una diminuzione dei costi di più del 50%, cioè un 50% che non facciamo più noi, ma fa la natura concimando, essiccando e diserbando.
Lavorare in sinergia con la natura porta questi vantaggi.

Theophile Dipama (Burkina Faso)
Je travail dans une organisation professionnelle qui s’appelle Comité Interprofessionnel du Burkina. Le Burkina se situe au niveau de l’Afrique de l’ouest avec 274.000 km2 pour environ 12 millions d’habitants, donc 52% de femmes. Le Comité Interprofessionnel du Riz est une organisation qui regroupe plusieurs acteurs qui sont dans le domaine de la filière riz. Ce comité comprend avec plus de 70% de producteurs et son objectif est de promouvoir un développement durable. Par développement durable de la filière riz nous entendons un développement économique, environnemental et bien un développement social. Parce qu’en ce qui nous concerne au Burkina Faso, les macroeconomistes nous disent chaque fois que les indicateurs sont ouverts c'est-à-dire qu’il y’a une croissance au niveau du Burkina et en même temps il y’a un appauvrissement de la couche sociale la plus pauvre, c’est à dire que surtout en milieu rural la population vie de plus en plus dans des difficultés. Vous serez surpris de constater qu’au niveau du Burkina, 52 % de la population rurale vit avec moins d’un dollar par adulte et par jour, donc c’est selon les estimations de certains experts qu’on vive en dessous du seuil de pauvreté. Au niveau de la filière au Burkina nous avons deux préoccupations, le problème organisationnel et le problème de la commercialisation. Le CRB a travaillé à organiser les producteurs à ce niveau, nous avons réussi le défie mais la plus grande préoccupation reste en ce qui concerne la commercialisation. Mon collègue du Senegal m’a devancé, il parlait des subventions du riz bradé au niveau du continent Africain. En ce qui concerne le Burkina Faso , nous produisons 100.000 tonnes de riz padis par an, ce qui représente environ 1/3 de la globale de population du Burkina Faso. Mais vous serez surpris de constater que nous n’arrivons pas a commercialiser ce riz au niveau du Burkina Faso, c’est due au faite que les riz de mauvaise qualité sont bradés au niveau du Burkina à des prix qui n’ont pas de référence avec les coûts de production, et d’une part également, il y’a une mauvaise gestion de ce que nous appelons l’aide alimentaire. Au niveau du nord, ici, vous avez souvent des structures qui nous envoient l’aide alimentaire, nous ne sommes pas contre le principe de l’aide alimentaire mais nous pensons qu’un minimum de ces produits doivent être achetés au niveau locale pour encourager la production locale. Pour ce qui concerne le Burkina les chiffres sont assez effrayants, de 10 à 20% du riz de la production locale est donnée chaque fois comme aide alimentaire. Chaque année ces aides alimentaires se retrouvent sur la place du marché sans aucune référence, à des coûts de production réels et nos braves paysans n’arrivent pas à écouler leurs produits. Voilà un peu la difficulté que nous vivons actuellement au niveau du Burkina Faso : les entrants ne sont pas subventionnés donc les paysans supportent 100% des coûts réels de production. Le riz subventionnés et les produits des aides alimentaires sont bradés, ce qui fait que nos paysans n’arrivent pas à écouler leur produit. Les femmes rurales ont trouvé la solution en se mettant ensemble pour faire ce qu’ils appellent l’étuvage, elles étuvent le riz et le commercialisent au niveau du Burkina Faso. Mais à ce niveau aussi nous avons actuellement des difficultés. Il y’a une ONG américaine qui se cache sous le label de l’aide alimentaire qui dit qu’elle fait la promotion de tout ce qui y’a comme activité sociale. Cette ONG américaine vient nous vendre du riz américain étuvé et les concurrents directs ce sont les femmes. Donc aujourd’hui les femmes étuvent le riz, elles n’arrivent plus à l’écouler. C’est ça notre véritable difficulté en ce qui nous concerne, donc nous pensons que le marché du Burkina Faso est le marché naturel des Burkinabés, nous ne demandons pas que on vient nous aider avec de l’argent, nous demandons à pouvoir vivre dignement des produits de nos paysans. Nous ne pouvons pas parler de la sécurité alimentaire sans parler de la souveraineté alimentaire : aujourd’hui nous pensons que les deux aspects sont indissociables autant parler de sécurité alimentaire, mais également il faudrait que de plus en plus nous parlons de la souveraineté alimentaire. Nous pensons que l’initiative louable de Terra Madre doit être rééditée en ce sens que ça permet à des petites communautés de porter leurs voix et pour que les gens de bonne volonté - surtout les ONG du Nord - puissent avoir des synergies d’action en ce qui concerne la production locale au niveau du Burkinabé et en travaillant ensemble ces ONG peuvent attirer l’attention de leur premier responsable sur les conséquences que vit le petit producteur au Burkina Faso.
Compte tenu de ces systèmes d’aide alimentaire ou que sais-je encore ?
Pour ces braves dames qui avaient trouvé la solution pour écouler les produits invendues du riz à travers le système d’étuvage et qui sont aujourd’hui concurrencées par les ONG américaines qui font la publicité, au niveau de la presse télévision , radio…etc, nous souhaitons qu’elles puissent être soutenues pour qu’elles puissent emballer leurs produits de façon attrayant pour pouvoir vendre d’abord au niveau du Burkina. Si nous trouvons un créneau pour pouvoir vendre, cela nous fera beaucoup plaisir. Donc une fois de plus nous pensons que Terra Madre, qui est la mère nourricière, ne va pas nous sevrer de façon brutale. Nous pensons qu’à travers des initiatives de ce genre on peut maintenir la relation qui est créée à travers la mise en place d’un réseau d’hypothèse et de solutions virtuelles pour communiquer les uns les autres, il se pourrait qu’il y’a des communautés qui ont vécu déjà ces difficultés qui ont des solutions pour nous aider. Voilà un peu ce que nous avons à dire. Ce que le producteur du Burkina demande c’est de pouvoir manger trois repas par jour, de pouvoir se soigner, pouvoir se loger de façon acceptable et pouvoir envoyer les enfants à l’école. Parce que cette année, compte tenu de cette situation, il y’a beaucoup de familles qui ne sont pas arrivées à envoyer leur enfants à l’école et qui n’arrivent pas à se soigner. Nous restons convaincus que si un jour le continent devrait se développer, l’élan viendra naturellement de ces fils et ces filles parce que plus de 50% de la population de l’Afrique à moins de 30 ans. Dans cette jeunesse il y’a une grande énergie à travailler et à développer le continent Africain, nous sommes confiant et nous savons que le continent a des beaux jours devant lui.

Silvano Saviolo (Italia)
Buongiorno, sono Presidente della Coldiretti di Vercelli e Biella e Presidente dell’Associazione Risicoltori Piemontesi.
Non sono un tecnico, non sono un risicoltore, per cui la mia relazione sarà più che altro improntata a determinare brevemente su un percorso che ha fatto sì che oggi si possa dire che la risicoltura nel vercellese e in particolare in Piemonte abbia raggiunto livelli altissimi sia qualitativamente che quantitativamente. Il mio compito qui sarà abbastanza arduo in quanto dovrò raccontare in cinque minuti quello che è successo nella nostra terra in cinquecento anni, perché il riso compare nella prima volta nel Vercellese intorno al 1500, intorno a un’abbazia di monaci cistercensi e proprio lì nascono i primi tentativi di risicoltura. Perché in quelle zone? Perché quelle zone sono ricche d’acqua, sono zone umide, sono zone paludose e infatti la coltura trova quasi subito il suo habitat naturale e si produce anche bene, in riferimento agli anni in cui andiamo a valutare.
Si inizia così la prima bonifica, credo, al mondo, perché da paludi si cominciano a occupare piccoli terrazzi per coltivare il riso. Come detto prima, l’habitat è ovviamente uno dei migliori, e il riso si sviluppa molto bene in questa pianura. Si sviluppa talmente bene che in pochi anni si semina quasi ovunque dove si può e si arriva vicino anche alle città e ai capoluoghi, tanto che le autorità locali devono porre dei freni perché il riso, si diceva, era portatore di malaria, eé di malaria si moriva, sia nelle campagne che nelle città. Passato questo brutto momento, dove vengono istituite anche le prime zone di rispetto attorno ai capoluoghi. Superato questo primo periodo, la coltivazione del riso si espande, prende così il suo glorioso cammino e le nostre campagne si riempiono di agricoltori. Però, anche in quegli anni ci si rende conto che il riso ha bisogno di acqua, quindi inizia la grande opera idraulica, che si è poi copiata in tante parti del mondo, si organizzano un po’ quelli che sono i canali irrigui e ne cito uno fra tutti, che è il Canale Cavour, voluto fortemente dall’allora Ministro dell’Agricoltura, il conte Cavour, che è anche un piemontese. Così prende inizio il riordino irriguo che ovviamente non porta solo dei grossi vantaggi per chi coltiva il riso, ma per tutto il territorio, e siamo molto vicini a due grandi massicci, il monte Rosa e il monte Bianco, per cui il governo delle acque diventa una delle cose importantissime per la salvaguardia delle popolazioni. E piano piano si arriva all’inizio del novecento, quello che noi chiamiamo il secolo d’oro, dove il riso conosce veramente il suo momento di gloria più alto, se ne coltivano ormai 100 ettari in Piemonte, 60 dei quali nel Vercellese, tanto che Vercelli viene considerata la capitale europea del riso. Proprio lì si cominciano a sperimentare, anche grazie all’avvento di numerosi istituti, varietà nuove, si comincia a parlare di tecniche di coltivazione per quell’epoca nuove, non innovative come quella che ha raccontato prima Valsesia, ma la meccanizzazione fa il suo ingresso in agricoltura, le camere vengono lavorate sempre meglio, si arriva a usare i primi prodotti chimici e fitosanitari che ovviamente danno un grosso contributo perché, senza questo nuovo modo di organizzarsi, forse le aziende non sarebbero più competitive. Il grande sogno però si infrange verso la fine del novecento, negli anni novanta: questa coltivazione entra in crisi anche da noi. Una crisi che, inizialmente, pensiamo passeggera, come succede spesso in altre coltivazioni, ma da anni ci rendiamo conto che è una crisi strutturale. Abbiamo difficoltà enormi di collocamento, pur avendo dei prodotti ottimi. Si tenta con una prima riforma comunitaria di porre rimedio, si cerca di diminuire un po’ il prezzo, ma non dà i frutti che gli agricoltori speravano, comunque consente di restare sul territorio e di continuare questa opera. Nel vercellese si coltivava più che altro riso japonica, la stirpe che abbiamo coltivato sempre nei nostri campi, invece in questi anni i mercati europei ne richiedono altri tipi. Noi non siamo preparati, la sperimentazione si mette al lavoro e in poco tempo riesce a fornirci delle ottime qualità, per cui, proprio per fronteggiare questa grossa richiesta dei mercati del nord Europa, abbiamo finalmente anche noi i nostri risi, perché metà del nostro prodotto, sono circa sei milioni di quintali, dobbiamo esportarlo. La media di cinque kg procapite è una media che non siamo mai riusciti ad aumentare, ma adesso, con le nuove strade che percorreremo, speriamo di riuscire in questa impresa. Siamo così arrivati ai giorni nostri. Oggi abbiamo un’altra riforma, proprio in questi giorni si cala sulle nostre realtà, la nuova CM riso, la nuova politica agricola comunitaria sul riso, che abbatte notevolmente il prezzo del riso e aumenta la compensazione altrimenti le nostre aziende dovrebbero chiudere, non riuscendo più a stare sul mercato. Noi però sappiamo che questo non sarà sufficiente, se non attueremo quello che abbiamo in mente, cioè diversificare le nostre colture, perché ormai il riso non può più essere uno di quei prodotti che non hanno né un nome né un cognome. Noi produciamo un riso che sicuramente ha delle ottime qualità, delle ottime particolarità, che vanno incontro alle richieste dei consumatori, però questo non riusciamo a dirlo, non riusciamo a certificarlo, a garantirlo. Proprio nel vercellese abbiamo avviato in questi ultimi tempi una richiesta di certificazioni nuove, di Igp, di Dop, qualcosa che leghi veramente il nostro prodotto al territorio, perché siamo convinti che anche lì, se sappiamo da dove viene, forse potremo parlare di sicurezza, potremmo dire che è un prodotto sicuro, un elemento sano. Credo che il consumatore mondiale voglia questo, voglia sapere da dove viene un prodotto, e anche tramite la Coldiretti stiamo tentando renderlo il più possibile riconoscibile dai consumatori. Ci manca solo la promozione. È nata in questi ultimi tempi la Promoriso, un’associazione che si occupa esclusivamente di promuovere il riso, presente anche al Salone del Gusto, e collabora con Slow Food per educare i ragazzi delle scuole a questo nuovo modo di fare alimentazione.

Luca Sormani (Italia)
Buongiorno, appartengo a una piccola società, che, un po’ per passione e un po’ per sfida, un po’ per desiderio di incrementare la redditività di un piccolo segmento di agricoltura, sta cercato di ricostruire dei piccoli brandelli di paesaggio e di attività tradizionali, che erano invece frequenti in Lomellina fino al 1800. Noi abbiamo ricostruito un’azienda agricola che sfamava, alla fine del dicisassettesimo secolo la famiglia di mezzadri che occupavano quelle terre. La superficie è molto limitata, i campi sono circondati da viti, dove si trovano gelsi secondo la tradizione che il duca di Milano, Ludovico il Moro, aveva iniziato con l’introduzione della coltivazione del baco da seta. In questi campi la ricostruzione del paesaggio viene approfondita con la coltivazione di antiche varietà, sia di mais sia di riso, che sono state recuperate grazie alla collaborazione del Centro Ricerche sul Riso di Mortara, che ci ha permesso di partire con delle piccole quantità di sementi diversi anni fa. Questa operazione, oltre che affascinante sul piano culturale, è per noi e per chi poi assaggia questo prodotto, una sorta di viaggio nel tempo, in quanto non bastano le rievocazioni e i costumi per ricostruire un sapore ma occorre il più possibile anche la fedeltà nella materia prima. Noi siamo in grado di produrre varietà di riso che non sono state più coltivati per decenni o per secoli, in modo particolare il riso lencino che è il progenitore, del famosissimo Carnaroli.
A che cosa serve? Certamente le dimensioni sono limitate, niente a che vedere con le centinaia migliaia di ettari che gli amici africani hanno a disposizione. Innanzitutto perché un kg di questo riso sta sul mercato meglio di un altro tipo di riso, tipo il Baldo o il Carnaroli. Nonostante il fatto che le rese siano molto basse, sono quelle tipiche di prodotti antichi, non sviluppati per la produttività. Dall’altra parte c’è una componente legata al mantenimento in campo della biodiversità, Ad esempio, una delle varietà che noi coltiviamo è naturalmente resistente al brusone. Questo ci consente, oltre ad una coltivazione senza troppi trattamenti, di preservare in campo e di far adattare ai climi di oggi un seme che altrimenti oggi si sarebbe perso oppure si sarebbe mantenuto solo dopo otto anni in una parcella sperimentale. In più la redditività aziendale viene integrata ulteriormente dal fatto che in azienda si possono svolgere iniziative a livello ambientale, che sono un elemento utile all’azienda in quanto redditizio e sono un elemento utile ai bambini perché familiarizzano con un bene che costituisce la loro identità. In un certo senso noi siamo anche un po’ il paesaggio e i sapori a cui siamo abituati. La strategia che ci siamo dati per fare conoscere questa iniziativa e questi prodotti - dal momento che le quantità sono bassissime e anche per gli agricoltori coinvolti questa è un’esperienza marginale rispetto alla loro occupazione principale – è di tipo culturale, incontri con gli operatori del settore, sia della gastronomia sia della stampa specializzata. Abbiamo potuto organizzare momenti di archeologia gastronomica recuperando delle ricette antiche con questi risi e questi mais, abbiamo ricostruito un dolce datato 1492 e pensato dalla Duchessa Beatrice d’Este per il marito Ludovico il Moro per celebrare il fatto che lui avesse introdotto la coltivazione del riso nel ducato di Milano. Crediamo molto a questi momenti perché per noi significano qualcosa di più dello sviluppo di un prodotto, crediamo che sia in gioco un pezzo della nostra storia.
 
 
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